Site accessible librement
Les alentours de Saint-Mihiel regorgent de vestiges, accessibles pour certains depuis des itinéraires balisés. Petite présentation du secteur. Les différents sites de Marbotte, le cimetière allemand de Gobessart et la tombe d’Otto Staubwasser font l’objet d’articles spécifiques.
Les lieux sont classés par ordre alphabétique et non selon leur répartition géographique. De nombreux abris et vestiges sont présents en forêt, nécessitant d’être prudents en cas de visite avec des enfants ou animaux.
Le Bois Brûlé et la Croix des Redoutes
La Redoute du Bois-Brûlé, ouvrage de campagne en levées en terre ainsi que d’abris en rondins construite en 1908, servait de lieu d’entraînement aux troupes en manœuvre. Tombée dans l’oubli, elle fera pourtant l’objet de violents combats durant l’automne 1914, jusqu’à sa prise par les allemands trois mois plus tard. Un monument en forme de croix édifié en 1922 rappelle les combats livrés par le 95ème Régiment d’Infanterie au printemps 1915. Jacques Péricard, journaliste et écrivain, y a lancé le cri « Debout les Morts !« . Le front se stabilisera ensuite et les allemands le renforceront par des installations bétonnées. Une tranchée est visible à quelques dizaines de mètres de la croix.
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Une tranchée didactique française, ne correspondant pas à l’installation présente ici à l’origine, a été reconstituée en face de la tranchée allemande selon les modèles des manuels d’instructions d’époque.
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Le cénotaphe de Raoul Poirson
Raoul Pierson est nommé lieutenant de la 10e compagnie du 3ème bataillon du 29e R.I. le 2 septembre 1914. Le 26 du même mois, sa compagnie est engagée face au Bois Brûlé et au Bois Jura pour refouler les Allemands. Il est tué lors de l’assaut avec le sous-lieutenant Deslandes, officier porte-drapeaux de l’État-Major du régiment, et le lieutenant Lacassagne. La citation à l’ordre de l’armée qui lui a été décernée retrace ses derniers instants : blessé à la jambe alors qu’il entrainait sa section à l’attaque, conserve cependant son commandement. Une deuxième balle lui emporte en partie l’épaule gauche, il reste quand même à genou derrière sa section, encourageant ses hommes. Une troisième balle l’atteint au ventre ; tombé face contre terre, prescrit à un caporal de le retourner sur le dos et à ses hommes ; continuez, continuez à tirer. II meurt enfin en criant » Vive la France ».
Un cénotaphe a été élevé à l’endroit où il est tombé.
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L’hôpital allemand
Il s’agit d’un poste de tri des blessés avant évacuation, où ils recevaient les premiers soins. Il est composé d’une pièce principale de 13 mètres sur 4 mètres et de 3 plus petites. Il était desservi par une voie ferrée de 60 cm, passant par le poste de secours décrit plus bas, le reliant à l’école de Woinville transformée en ambulance.
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Le monument aux morts de Saint-Mihiel
Ce monument, situé près de l’abbatiale, représente un Poilu victorieux protégeant la France. Il a été inauguré en 1925. Des inscriptions aux morts de la Seconde Guerre Mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre l’Algérie s’y sont ajoutées.
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Les monuments du chemin de La Vau
Ce chemin, redescendant vers Marbotte, est jalonné de monuments à la mémoire des régiments qui y ont combattu.
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Le PC de la 3e Brigade Bavaroise d’Infanterie de Réserve
Cet ouvrage, réalisé en pierre et blocs de béton préfabriqué, était équipé de latrines à l’extérieur. Il était relié à l’eau courante et à l’électricité, et meublé avec des meubles réquisitionnés à Saint-Mihiel. Occupant la ferme Vieux Etangs depuis le 15 octobre 1914, l’Etat-Major de la 3. Bayer. Res. Inf. Brigade s’y installe dès la fin des travaux.
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Le poste de secours allemand
Ce poste de secours permettait d’apporter les premiers soins aux blessés avant de les envoyer à l’hôpital de seconde ligne. Il se situe en bordure de la route d’Apremont à Saint-Mihiel. Une voie ferrée hippomobile, passant par l’hôpital présenté plus haut, permettait de rapatrier les blessés à l’école de Woinville, transformée en hôpital de campagne.
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La tranchée des Bavarois
Cet élément de tranchée allemand se trouve face à la tranchée française de Roffignac, à peine visible de nos jours. Elle comporte des postes de tir et abris bétonnés, ainsi qu’un parapet bétonné également bétonné. L’ensemble est visitable sur un circuit de randonnée.
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Les tranchées de la forêt d’Apremont
Cette portion regorge d’abris et de vestiges allemands, mettant en avant la complexité et l’aboutissement des lignes de défense allemandes. Apremont était occupé par l’armée allemande, qui y avait installé des cantonnements permettant de monter en ligne.
La tranchée de la soif et ses monuments
La tranchée de la soif
Dès septembre 1914, le Bois d’Ailly est le théâtre de violents combats, les français ayant pour objectif de s’y installer pour pouvoir tirer sur Saint-Mihiel. Le 4 mai 1915, une attaque allemande fait perdre aux français tout le terrain qu’ils avaient gagné. Ces positions seront reprises entre le 17 et le 20 mai. Le 20 mai, la 7eme Compagnie du 172e RI arrive à la cinquième ligne de tranchées allemande, mais se retrouve isolée. Pendant trois jours, ces hommes, sous le commandement du Commandant d’André, vont se battre dans une chaleur accablante, sans eau. Ils sont finalement contraints de se rendre, le Commandant d’André ayant crié à ce moment « N’oubliez pas la tranchée de la soif !« .
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Le monument du Bois d’Ailly
Édifié et entretenu par le Souvenir Français, ce monument a été inauguré le 30 septembre 1923 par Raymond Poincaré. Il honore les morts du Bois d’Ailly et de la forêt d’Apremont. Devant le monument se trouve un ossuaire. Sur un front de 500 mètres, les corps de soldats appartenant à 32 régiments ont été relevés.
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Le monument du 172e et 372e
Inauguré le 11 septembre 1938, il rappelle l’épopée du Commandant d’André et de ses hommes.
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Le tunnel
Ce tunnel permettait de relier les tranchées et l’arrière, et comportait différentes pièces et trois entrées. Aujourd’hui, il est en état très délabré et dangereux.
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