Vestiges autour de Savonnières en Woëvre

Situé au cœur du saillant de Saint-Mihiel, le village de Savonnières-en-Woëvre est entouré de vestiges mis en valeur, témoignant notamment de la foi du soldat. Les sites visités lors de cet itinéraire sont présentés par ordre alphabétique et non en fonction de leur rencontre sur le terrain. Retrouvez l’itinéraire téléchargeable sur Komoot.

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Ancien cimetière militaire allemand de Vieux-Étangs

Ce monument se trouvait dans un cimetière de 61 tombes, dont trois françaises, utilisé d’octobre 1914 à l’été 1918. Sa dénomination était différente selon les unités : Altweiher-Friedhof, Waldfriedhof, Kleiner-Friedhof, Militärfriedhof, Soldatenfriedhof.
Sur le socle de la colonne étaient gravés des vers de Théodor Körner, dramaturge allemand : « Libres nous voulons revoir notre patrie, ou libres nous voulons retrouver nos heureux pères, Oui ! Heureux et libres sont les morts », en allemand « Frei woll’n wir das Vaterland wiedersehn, Oder frei zu den glücklichen Vätern gehn, Ja ! Glücklich und frei sind die Toten ». Effacés en 1940, ces mots ont été gravés de nouveau par Denis Mellinger, sculpteur ayant restauré plusieurs autres monuments, lors de la restauration du monument par l’association « La grande tranchée de Calonne ».
Les corps des soldats allemands ont été déplacés au cimetière allemand de St-Mihiel peu après-guerre, mais certains ont été perdus et n’ont à ce jour plus de sépulture connue. Les trois français reposent au cimetière français de la Vaux-Racine.

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Fontaine des Carmes

Cette fontaine fût créée par des troupes bavaroises. Son bassin travaillé et la sculpture de visage qui l’ornent la rende particulièrement jolie.

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Menhir de la Damechonne

Ce menhir, haut de 2 mètres 35, se situait près des lignes de front. Il porte les traces de passage de soldats allemands, notamment « Mit Gott furs Vaterland« , « Avec Dieu pour la Patrie« .

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Pionier Brunnen

Située au bord de la route reliant Saint-Mihiel à Woinville, cette fontaine a été construite dans les années 1915/1916 par la 4ème compagnie de génie de campagne du III. Corps d’Armée Bavarois. Bâtie en forme de maisonnette, elle possède un réservoir de 10 m³ approvisionné depuis la Ferme de Vieux-Etang, et ce grâce à une canalisation de 800 mètres de longueur. Ainsi, il était possible de ravitailler en eau courante les troupes allemandes de passage ainsi que les cantonnements environnants.
Sur le fronton se trouvait, à l’origine, l’emblème des pionniers bavarois, tandis que les noms des soldats morts au sein de cette unité étaient gravés de chaque côté de la fontaine. Suite à l’offensive franco-américaine qui permit de libérer le Saillant de Saint-Mihiel (septembre 1918), les inscriptions allemandes seront effacées, mis à part le dessin d’une ancre de marine (car il s’agissait d’un emblème également utilisé en France, dans les troupes coloniales). Au sol, le dallage en forme de croix de fer est resté préservé.
Cette fontaine a été restaurée par l’association La Grande Tranchée de Calonne en 2023.

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Plate-forme du Lion Bavarois

Ce monument ne se situe pas sur l’itinéraire, mais il est probable que vous passiez devant en vous y rendant.

Le Lion Bavarois

Monument érigé en 1916 en mémoire de leurs camarades par les Bavarois.

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La stèle funéraire du Kanonier Luitpold Schaller

La 3e Batterie du 3e Régiment Bavarois d’Artillerie Lourde – 3./K.B. 3.Fussa.R. (Ingolstadt), commandée par le Capitaine Scholl, était composée de 4 obusiers lourds de campagne de 150 mm. Elle avait installé son bivouac dans le Bois Mouton. Au cours de l’année 1915, elle appuya les forces allemandes engagées dans les combats du Bois d’Ailly et effectua la contrebatterie de l’artillerie française installée près de Mécrin et Marbotte.
Au-dessus de la Croix de Fer la formule « GETREU BIS IN DEN TOD » figurant quelquefois sur les monuments funéraires de soldats allemands, est tirée du serment au drapeau prononcé par les recrues après leur incorporation.
Le canonnier Luitpold Schaller né le 12 mars 1893 à Konradsreuth près de Hof (Franconie), est tombé le 3 mai 1915 (transféré après la guerre au Cimetière Militaire Allemand de Gobessart, Bloc 4, tombe 585). C’était le premier mort et le seul dans le secteur de St-Mihiel de la 3e Batterie.
Le réalisateur de la stèle funéraire est le Sergent Heinrich Wilhelm Reichert, né le 11 avril 1889 à Kürnbach (Baden), sculpteur sur pierre à Amberg (Palatinat), tombé le 14 mars 1916 à la Côte de Talou, près de Verdun.

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Source des Mineurs

Ce monument a été érigé en octobre 1915 par la 1ère compagnie bavaroise de mineurs en mémoire de ses soldats tombés dans la région. Cette unité était spécialisée dans le creusement de galeries comme celle près de Saint-Mihiel.
Sur le monument sont gravés les noms de 24 membres de cette unité tombés entre le 10 juin 1915 et le 21 mai 1917, et de soldats qui effectuaient eux aussi des travaux souterrains : 7 du 15e régiment bavarois d’infanterie de réserve, tombés entre le 6 février et le 30 avril 1915, et 4 d’une unité non identifiée.
En façade se trouve cette dédicace : « Den Lebenden zur Labung, den Toten zur Ehrung » / « Aux vivants pour se rafraichir, aux morts pour les honorer ».

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