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De nombreux monuments se trouvent, isolés, sur le champ de bataille de Verdun. Petit tour d’horizon des divers cénotaphes et sculptures rencontrés lors des escapades sur le champ de bataille.
Le classement est effectué par ordre alphabétique et non par localisation ou chronologie.
Bunker de Malancourt
Ce poste de mitrailleuse allemand a été dynamité en 1919. Il a par la suite été transformé en monument, à la mémoire des lourdes pertes subies par le 69e R.I. (près de 1 700 hommes d’après les plaques commémoratives sur place) du 30 mars au 5 avril 1916 et par la 79e D.I. américaine, en septembre 1918.
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Cénotaphe d’Émile Mettra
Ce cénotaphe, non entretenu, est difficilement lisible malheureusement. Il est écrit « A la Mémoire de Émile Mettra (?), A Nuits-St-Georges, Côte d’Or. Tombé ici le 25 juin 1916 à l’âge de 32 ans ». Il se trouve près de l’ouvrage de La Laufée.

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Cénotaphe collectif de Fleury-devant-Douaumont
Ce cénotaphe rend hommage à Bretonniere Émile, Constant Alexandre, Legros Jacques et Roiné René, tués par le même obus le 25 octobre 1916. Il se situe en contrebas du parking du Mémorial de Verdun, près de la rotonde.
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Cénotaphe de Gilles Monet
Ce cénotaphe a été élevé à la mémoire du Caporal Gilles Monet et de ses compagnons du 67e R.I., tombés le 22 juin 1916. Il se situe entre le fort de Vaux et la batterie 5-3 du Nez de Souville.

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Cénotaphe d’Henri Alfred François Laurent
2e classe au 171e RI, il est décédé le 29 juin 1916 à proximité de l’ouvrage de La Laufée à l’age de 18 ans.
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Cénotaphe de Henry Waechter
Lieu où Henry Waechter, mitrailleur au 124e R.I., a été tué le 3 juin 1916.
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Cénotaphe de J M Sabot
Cette stèle illisible, perdue dans la végétation, porte le nom et la date de décès du soldat, le 11/07/1916. Une grande attaque allemande a été menée entre Vaux et Douaumont ce jour. Aucune autre information ne permet de l’identifier.
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Cénotaphe de Jacques Louis Lyon
Ce cénotaphe marque l’endroit où est tombé Jacques Louis Lyon, sous-lieutenant au 119e R.I., le 3 juin 1916.

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Cénotaphe de Louis Boutard
Cénotaphe marquant le lieu de décès de Louis Boutard le 21 juin 1916, lors de l’assaut allemand sur Froideterre. Il était caporal au 132e R.I.
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Cénotaphe de Maurice Dubuc
Lieu où est tombé Maurice Dubuc, sous-lieutenant au 147e R.I., le 19 avril 1916.
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Cénotaphe de Paul Sommières
A la mémoire de Paul Sommières, du 75e R.I., tombé le 5 juin 1916.

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Croix des relèves de Belleville
A l’origine, il s’agit d’une croix marquant la fin des processions, monument religieux caractéristiques des campagnes lorraines. Très endommagée par les bombardements, elle porte le nom de croix des relèves car elle se trouve sur le chemin emprunté par les relèves allant vers Froideterre et Fleury, comme en témoigne Adelphe Pousse dans son livre « Une soutane sous la mitraille ». Elle porte encore certaines scènes de la Passion du Christ, ainsi que des dates et noms laissés par les soldats montant ou descendant du front.
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Lion de Souville
Texte tiré des panneaux explicatifs sur place
Inauguré le 1er octobre 1922, le monument du lion de Souville est érigé à l’emplacement de l’ancienne chapelle Sainte-Fine, protectrice des enfants, construite vers 1872 et détruite durant la guerre. Élevé à la mémoire des morts de la 130éme Division d’Infanterie, ce monument est l’œuvre du sculpteur animalier René Paris (1881-1970), ancien combattant de cette division. C’est une allégorie du lion bavarois qui, agonisant, symbolise la défaite des troupes bavaroises et la résistance acharnée des poilus de la 130éme Division d’Infanterie durement éprouvée par les attaques allemandes du 23 juin 1916.
L’emplacement du monument définit l’extrême avancée des forces allemandes lors de la bataille de Verdun. Le 7 juin 1916, les troupes allemandes, occupant déjà Douaumont, s’emparent du fort de Vaux. Après l’échec de leur offensive du 23 juin 1916, elles multiplient les assauts pour franchir le rideau défensif français afin de pouvoir envisager la prise de Verdun. Souville représente un objectif majeur dans la manœuvre allemande. Le 12 juillet 1916, les allemands attaquent le fort de Souville défendu par une petite garnison aux ordres du lieutenant Dupuy. Cette unité résiste au prix d’actions héroïques. La dernière porte vers Verdun est toujours française.
L’attaque française du 24 octobre 1916 permet de repousser la ligne de front. L’offensive du 15 décembre 1916 place définitivement le fort de Souville hors d’atteinte de l’artillerie allemande.
Ce monument témoigne par sa conception de la défaite des troupes allemandes aux portes de Verdun.
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Monument Austro-Hongrois de Samogneux
Dès 1914, un nombre important de troupes austro-hongroise fût intégré à l’armée allemande, notamment pour faire tomber les places fortes belges. Au printemps 1918, l’intervention de troupes austro-hongroises est de nouveau rendue nécessaire sur le front ouest, en raison de l’intervention des troupes américaines. Fin mars 1918, 150 pièces d’artillerie et leurs équipages furent déployées sur le front occidental, accompagnées de 4 divisions d’infanterie. Jusqu’en juillet 1918, deux corps d’armée et de l’artillerie lourde s’y ajoutèrent.
La 1ere Division d’Infanterie et la 106e Landsturm Infanterie Division prirent position au nord et au nord-est de Samogneux, ainsi que le commandement du XVIIIe corps d’armée impérial et royal.
Au printemps 2014, un monument est érigé en souvenir des soldats Austro-hongrois tombés sur le front occidental, à l’initiative du Consulat Général d’Autriche de Strasbourg et de la Croix Noire Autrichienne. Il se situe à proximité du secteur de défense de la 1ere Division d’Infanterie impériale et royale, occupé du 21 août au 17 octobre 1918.
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Monument à André Maginot
Ce monument, inauguré en 1935 à l’endroit où André Maginot a été décoré de la médaille militaire, rappelle le moment de sa blessure au front et de son secours par François-Joseph Jolas. Le bouclier est une évocation de la Ligne Maginot. Les sculptures sont de Broquet et la base d’Albert Jasson, architecte nancéien ayant entre autre dessiné le lycée Jeanne d’Arc.
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Monument Américain du 316e Régiment d’Infanterie
Ce monument a été érigé en 1928 à la mémoire des 78 officiers et 3 128 soldats du 316e régiment de la 79e division américaine tombés en 1918 dans le secteur de Verdun. Conçue par l’architecte Marcel Delangle, elle a été réalisée à l’initiative du capitaine Carl E.Pittsburgh Glock. Sur les côtés, en français et en anglais,figurent l’origine du monument et l’histoire du 316e régiment entre sa création en 1917 au camp de Meade (Maryland) jusqu’à sa démobilisation en 1919.
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Monument aux aviateurs allemands
Ce monument oublié, fortement dégradé par l’offensive américaine de Meuse-Argonne, rappelle la présence d’un camp d’aviation allemand lors de la bataille de Verdun.
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Monument aux morts d’Esnes en Argonne
Inauguré le 14 octobre 1923, dans un village en pleine reconstruction, commémore les victimes civiles et militaires de la municipalité. Une plaque aux victimes du second conflit mondial a également été apposée.

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Monuments de la Carrière PC 407 – Vaux Chapitre
A cet endroit se trouve un cénotaphe à la mémoire de Louis Auguste Beaudoin, téléphoniste au 4e Zouaves, décédé à 21 ans le 5 août 1916, et le monument du 407e RI, commémorant ses soldats tombés le 23 juin 1916 lors de la contre attaque sur Souville.
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Monuments de l’Étang de Vaux
On y trouve deux monuments : un à la mémoire de Guy Dussomier Latour, aviateur s’étant écrasé à cet endroit le 2 juin 1916, et un aux morts du 1er BCP, tombés en arrêtant l’attaque allemande du 31 mars 1916.
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Monument de Mortemart
Ce monument a été érigé à la mémoire du Marquis de Mortemart, tué en combat aérien le 16 mars 1918. Un panneau retrace son parcours.
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Monument du 61e RAD
Ce monument rend hommage au capitaine Gruss, commandant la 3e batterie, au lieutenant Fleutiaux, commandant la 6e batterie, au sous-lieutenant Humblot de la 8e batterie, morts pour la France le 26 juillet 1917.
Le texte indique : « Le 3e groupe venait de prendre position sur cette crête en direction de Bezonvaux et procédait à la construction d’abris au bas de la pente à la tête du ravin. C’est à l’endroit marqué d’une borne par les mains pieuses de leurs camarades qu’ils sont tombés ensevelis par des obus de gros calibre venus du Nord-Ouest.« .
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Soldat du Droit
Le » Soldat du Droit » est un monument élevé en face du cimetière national de Douaumont à la mémoire du député André Thome, sous-lieutenant au 6e dragon, tué à la bataille de Verdun. Le gisant est signé Alexandre Descatoire, sculpteur originaire de Valenciennes (prix de Rome), ayant réalisé le monument aux morts du Cimetière du Sud, à Nancy.
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Tombe des jumeaux Poulet
Nés le 9 février 1895 à Saint-Honoré, dans la Nièvre, Jean Gustave Henry et Lucien Robert Poulet servaient au 333e RI. Ils ont été frappés par le même obus le 9 septembre 1916. Lucien est mort sur le coup, son frère le 18 septembre dans l’ambulance de Landrecourt. La tombe a été plusieurs fois déplacée pour simplifier les opérations de l’ONF.
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