Champenoux

Toutes les photos d’époque, sauf indication contraire, proviennent du site La Contemporaine et ont été recadrées par souci de lisibilité.

Théâtre de violents affrontements lors de la bataille du Grand Couronné (4 au 14 septembre 1914), Champenoux se situera sur le front pendant toute la durée de la guerre.

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Les combats de septembre 1914

En effet, après l’échec sur Morhange ayant entraîné le repli français sur les hauteurs du Grand Couronné, Nancy deviens un objectif prioritaire pour l’armée Allemande.
Le 25 août, Joffre ordonne aux troupes françaises situées entre Verdun et Nancy de résister aux assauts allemands afin de couvrir le retrait sur la Marne. Cette mission sera accomplie au prix de pertes importantes (le 226e RI perdra la moitié de son effectif dans la seule journée du 25). Malgré la chute du fort de Manonviller le 27 août, l’avancée allemande est stoppée.

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A partir du 4 septembre, une nouvelle offensive est lancée par l’est, dont le seul obstacle est la forêt de Champenoux. Les unités françaises vont défendre pied à pied chaque village, bois et colline. Dans ces bois, les lignes françaises seront au bord de la rupture, les 206e et 212e RI anéantis, et pourtant elles ne cèderont pas. Le haut commandement allemand n’accordera plus d’importance majeure au front de lorraine à partir du 11 septembre, le front se fixera progressivement pour ne plus bouger jusqu’à la fin de la guerre. De nombreux éléments de fortification de campagne seront construits, dont certains subsistent de nos jours.

Emplacement d’un canon de marine français

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La nécropole nationale de Champenoux

Texte tiré des panneaux explicatifs sur place

La nécropole nationale de Champenoux regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille du Grand Couronné en septembre 1914. Créé en 1919, ce cimetière militaire, tout comme celui de Courbesseaux, conserve le souvenir de ces combats d’une extrême violence. Aménagée entre 1919 et 1935, cette nécropole rassemble aujourd’hui 2 862 corps, parmi lesquels figure celui d’un combattant français mort pour la France en 1939-1945. 1 600 soldats reposent en tombes individuelles, tandis que 1 261 autres ont été inhumés dans deux ossuaires. Parmi les soldats français, est enterrée la dépouille de l’écrivain Henri Mirville (Tombe 13). Nommé au grade de lieutenant au 277e régiment d’infanterie, il meurt le 20 août 1914 à Noméxy à l’âge de 39 ans.

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Au centre de la nécropole, a été érigé un monument dédié « aux héros du Grand Couronné ». Créée, en 1921 par des artistes locaux, l’architecte Alfred Thomas et le sculpteur Eugène Gatelet, cette œuvre de bronze, de pierre et de mosaïque dorée représente une mère endeuillée par la disparition de son fils. La croix de guerre, coiffée du casque Adrian, tout comme le rameau d’olivier, symbole de paix et de victoire, rappelle le sacrifice de ce fils, mort pour la France.

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