Donon – Le sentier des Fortins

Mont Donon, Tranchée allemande

Source : Francearchives

Site accessible librement

Petite randonnée sympa dans les Vosges. Au programme, bunkers, tunnels et trois magnifiques batteries allemandes ! Lampe torche ou frontale indispensable !

Grand abri visité en début de parcours

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Départ de la randonnée à partir de l’ancienne gare de téléphérique en provenance de la Malcôte, où il est encore possible de voir les vestiges de l’installation sur la gauche, et d’une gare ferroviaire sur la droite.

Les vestiges de la station de téléphérique en provenance de la Malcôte et de la gare

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Le sentier est jalonné de souterrains et d’abris, le plus souvent de petite taille, témoins de l’occupation allemande dans le secteur. Ce secteur, stratégique au début de la guerre, a été fortifié par les allemands jusqu’en 1916. Il est, à l’origine, prévu de construire des abris pour 5 bataillons, soit 5 000 hommes !

Le premier souterrain traversé sur le parcours est muni de chambrées

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Quatre batterie d’artillerie sont visibles sur le parcours, toutes orientées vers l’est (et donc vers les lignes allemandes). L’objectif était alors de se défendre en cas de mouvement tournant de l’armée française, après une percée éventuelle (Source : Est Républicain).
La première batterie, pour 4 canons de 9cm, est composée d’une succession de couloirs, pièces et casemates destinées à abriter canons, hommes et munitions. Une tablette en bois est encore présente dans l’une des pièces. Les casemates sont pourvues d’un encuvement et d’une cheville ouvrière qui se fixait à l’affût, permettant de maintenir la pièce en position lors du tir. Le plafond et les embrasures sont renforcés par des rails de voie de 60. Enfin, l’ouverture à l’arrière des de la casemate se refermait à l’aide de rails et sacs à terre, afin de protéger la pièce et ses servants en cas de bombardement ennemis. On peut supposer que celle ci n’était dégagée que pour réaliser des travaux sur le canon de 9 cm.

La batterie pour 4 canons de 9 cm

Plan des casemates de la batterie pour 4 canons de 9 cm. Source : Gallica

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Arrivée au massif de la Corbeille, sillonné de tranchées et comportant de nombreux abris et postes de mitrailleuse. Ce massif permet de se rendre compte de la densité du réseau défensif allemand, même si la bruyère reprends peu à peu ses droits. Le panorama alentour témoigne de l’importance stratégique de l’endroit en 1914.

Le massif de la corbeille et la vue depuis ce point

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Un tunnel de 60 mètres est emprunté sur le parcours, dans lequel se trouvent deux observatoires en relativement bon état.

Le tunnel du massif de la Corbeille et ses observatoires

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La descente permet de découvrir une roche fortifiée, composée de deux casemates taillées à flanc de colline, et d’observer des graffitis d’époque dans l’une d’elle. La taille des embrasures laisse penser qu’il s’agit d’un poste optique, mais je n’ai rien trouvé à ce sujet.

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Deux batteries d’obusiers sont visibles sur la suite du parcours. Prévues pour quatre pièces, elles sont munies d’abris pour le personnel, de magasins à poudre et de magasins à munitions distincts, ainsi que de chambrées. Les deux sites sont impressionnants par leurs dimensions et leur aménagement tout en longueur. Il est possible de parcourir les galeries, le tout est très bien conservé.

La première batterie d’obusiers

La deuxième batterie d’obusiers

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Un vestige témoigne du souci de l’armée allemande de pourvoir aux besoins de ses soldats : une station de pompage de l’eau était aménagée à flan de montagne, permettant le ravitaillement en eau des troupes présentes dans ses abords.

La station de pompage

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Le parcours passe par le Morveux et la dernière batterie d’artillerie du parcours. Cette batterie présente des niches pour les munition dans ses parois, en très bon état de conservation.

La batterie du Morveux

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On peut également apercevoir plusieurs abreuvoirs à proximité, l’armée étant à l’époque principalement hippomobile.

Quelques abreuvoirs visibles sur le parcours

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En contrebas se trouve un bunker de commandement impressionnant, dont la façade a été percée lors des combats de 1940. Il est muni de toilettes, d’un point d’eau et de boiseries dans certaines de ses pièces, dont la chambre du commandant. On y voit également les vestiges d’un poêle et ce qui semble être un circuit téléphonique / électrique (?) dans une saignée au sol. Des vestiges de peinture restent visibles sur les murs. Témoignage émouvant, un jeune français a marqué son passage en ces lieu dans les années 30 sur la tôle de l’entrée.

Le PC allemand

La chambre du commandant

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Fin du circuit par la nécropole française, dans laquelle reposent 362 soldats français tombés en août 1914.

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