Gerbéviller

Le 24 août 1914, Gerbéviller se trouve sur la ligne de front lors de la bataille de la Trouée de Charmes. Les soldats français arrivent à bloquer les troupes bavaroises qui cherchent à traverser le pont de la ville. Prétextant riposter à l’action de francs-tireurs, les allemands vont fusiller une soixantaine d’habitants et détruire la ville à 80 %. De fait, la cité possède un patrimoine mémoriel riche. Elle fût décorée de la Légion d’Honneur le 23 juillet 1930 avec la citation suivante : « Vieille cité lorraine dont la résistance héroïque au mois d’août 1914 constitue l’un des plus beaux épisodes de la Grande Guerre. Malgré l’incendie et les bombardements qui la dévastèrent entièrement, a donné, par la vaillance de ses défenseurs et par le patriotisme de sa population, le plus magnifique exemple de dévouement et d’abnégation. »
La nécropole nationale, le carré aux victimes civiles et le cimetière allemand font l’objet d’articles distincts.
Le site internet de la ville de Gerbéviller propose une description riche de l’histoire de la ville.

Le monument aux morts

Il se situe place de la Mortagne, près du pont enjambant la Mortagne, d’où une soixantaine d’hommes commandés par l’adjudant Chèvre parvint à stopper l’avance allemande. Ceux-ci, surpris par le feu meurtrier des chasseurs, accusèrent les civils de participer au combat, se livrant ainsi à des exactions sur la population. Après le retrait des chasseurs, ils atteignent la rive gauche et y commettent également des exactions.

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L’église

Cette église, inaugurée en 1865, a été construite sur les plans de l’architecte Nancéien Vautrin. Prise sous le feu allemand en 1914, son clocher s’est effondré, détruisant les confessionnaux. Aujourd’hui, seul le portail de grès date de 1868.

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La chapelle du château

Cette chapelle faisait partie d’un château dont les origines remontent au XIVe siècle. Incendiée lors des combats du 24 août 1914, elle a fait l’objet, tout comme le château, de nombreuses photographies témoignant de la barbarie allemande.

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Le monument du 36e RIC

Le 30 août 1914, ce régiment avance dans le brouillard en direction des Bois de Fays et des Rappes. Le brouillard se levant rapidement, entre 600 et 700 coloniaux avançant à découvert sont massacrés par le feu des mitrailleuses allemandes.

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