Le sentier de mémoire de la Roche Mère Henry

Site touristique en 1914, donnant une vue dégagée sur les territoires perdus en 1871, cet endroit sera tenu tout au long du conflit par les Allemands. Observatoire de premier ordre, il sera capturé dès le 25 août par les Allemands, qui en feront un puissant point fortifié. Des combats acharnés s’y dérouleront entre la mi-septembre 1914 et le 27 janvier 1915, dans le but, en vain, de la reconquérir.
Les sites présentés ici suivent l’ordre de visite sur le parcours.

Abris allemands

Plusieurs abris allemands sont visibles dans la montée vers la Roche Mère Henry. Un « artiste » s’est visiblement approprié les lieux.

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Poste d’arrêt

Cet abri servait de refuge aux soldats se rendant à la Roche Mère Henry. A proximité se trouve une tranchée qui permettait d’observer le secteur français en contrebas.

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Tranchée d’accès et poste de mitrailleuse

Ce poste de mitrailleuse permettait de sécuriser l’ascension des soldats allemands grâce à la tranchée située à proximité. Un abri souterrain permettait d’abriter les hommes.

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La Roche Mère Henry

Cet observatoire naturel offre des vues sur la vallée du Rabodeau et du Donon à l’est, sur la Meurthe à l’ouest et de surveiller la ville de Sénones. Le champ de bataille de la Fontenelle est également visible de cette position.

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Un PC est installé sous la roche, remanié et bétonné en 1916 comme le montre le cartouche. Il était destiné au service d’observation, de transmission et de commandement.

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Abris et poste de mitrailleuse

Les belligérants s’enterrent et fortifient leurs positions. Entre la Roche Mère Henry et le Kanzel, plusieurs abris allemands sont encore visibles.

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Le Kanzel

Cet abri sommital à se transformer en véritable forteresse de béton, longue de plusieurs dizaines de mètres et large d’une quinzaine de mètres. Il comporte deux étages reliés par 5 puits intérieurs et des coursives. Sa garnison était d’une soixantaine d’hommes. Son nom signifie la chaire en français, étant donné sa position dominant la pente. Bien que détruit en surface (probablement après guerre), il reste un vestige impressionnant. L’intérieur est condamné pour la protection des chiroptères (et très sûrement de sa dangerosité).

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La croix de Félix Puppi

Le 31 octobre 1914, les 22ème, 23ème et 24ème compagnies du 363ème R.I. font quelques dizaines de mètres de progression vers la roche maintenant fortifiée ; c’est la première attaque de la Mère Henry. Prévoyant une campagne d’hiver qui s’annonce rude, le commandement fait transformer les défenses trop superficielles en tranchées profondes, parfois couvertes et protégées de fils de fer barbelés. C’est encore l’époque du « gourbi » et celle du « poilu » emmitouflé dans des tenues hétéroclites et colorées.
Le 19 novembre, une seconde attaque est déclenchée, destinée à réduire les 400 mètres qui séparent les Français de l’observatoire. Son but, la prise d’un blockhaus. Début décembre, l’on est à 15 mètres du fortin et le 9 décembre, ordre est donné de faire sauter la construction. Cette opération causera la perte de 60 hommes sur 250 dans la 24ème compagnie française, dont le jeune caporal de 22 ans Félix Pupi. Après-guerre sa famille installa une croix à l’endroit même de sa mort. Elle est toujours visible aujourd’hui en avant de Kanzel.
Cette attaque illustre ce que vont être quatre années de guerre là où nous nous trouvons. Des attaques partielles, coûteuses en hommes et en matériel, pour gagner quelques mètres de tranchées ou un abri bétonné. En effet, dans les mois qui suivent, le béton fait son apparition du côté allemand et les travaux, réalisés de nuit, vont s’intensifier non seulement sur la ligne de front, mais aussi sur près de 20 kilomètres en arrière. C’est la formidable position fortifiée du massif du Donon.

Croix Felix Puppi

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Le No Man’s Land

Il s’agit de la zone située entre les tranchées françaises et allemandes, recouverte de barbelés et de tranchées d’approche. Il s’y déroule de violents coups de mains ayant pour but de prendre les positions adverses ou de collecter du renseignement, notamment par la capture de prisonniers.

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Casemate française

Les lignes françaises n’étaient pas aussi élaborées que les lignes allemandes, notamment car la doctrine française de l’offensive ne s’y prêtait pas. Ainsi, les lignes n’étaient pas destinées à résister et maintenir sa position, mais à préparer les assauts visant à repousser l’ennemi. Côté allemand, la résistance des installations démontre la volonté de se maintenir sur les territoires occupés.
La casemate visible sur ce point est la seule construction bétonnée française de ce secteur.

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La stèle Sartorio

La stèle visible ici a été réalisée en 1915 par Antoine Sartorio, à la mémoire des morts du 363ème RI, dont le cimetière se situait à cet emplacement. Les corps, relevés, ont été déposés à la Nécropole Nationale de Senones. Sartorio a réalisé plusieurs sculptures sur le front des Vosges, dont le bas-relief de Pierre-Percée. Son œuvre la plus célèbre est le Cénotaphe du défilé de la victoire, en 1919.

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Les trois abris

Situés sur l’ancienne ligne de front, ces abris et les tranchées attenantes font face à la première ligne française et défendent le flanc nord des positions allemandes.

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La Fontaine Adrienne

Cette fontaine donne sur un ancien bassin romain. La légende veut que français et allemands en aient partagé l’eau…
Plus loin se trouve un grand abri allemand, relié aux tranchées par une galerie.

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Retrouvez le circuit au format GPX ici

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