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Le cimetière Azannes I
Ce cimetière comporte les tombes de 817 soldats allemands. Il est installé au sein de l’ancien cimetière, dont les sépultures restantes portent les stigmates des combats, tout comme le monument allemand.
Texte traduit depuis le site du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge
Le cimetière militaire allemand Azannes I fut aménagé par les troupes allemandes au début de la bataille de Verdun, fin février 1916, lorsqu’il fallut disposer d’un lieu d’inhumation pour les premiers morts et pour ceux décédés de leurs blessures.
La majorité des soldats enterrés ici sont tombés durant les trois premiers mois de la bataille, parmi eux de nombreux hommes qui avaient porté l’assaut jusqu’au fort de Douaumont. Ils appartenaient à six divisions qui subirent dans ce secteur des pertes particulièrement élevées lors des attaques et des défenses. Le 10ᵉ bataillon bavarois d’armement royal érigea pour ses morts un monument propre à l’intérieur du cimetière.
Après la guerre, les autorités militaires françaises transférèrent 28 morts dont les tombes se trouvaient dans la commune de Chaumont vers Azannes I.
Des morts dont les tombes de campagne étaient dispersées dans la commune d’Azannes et qui furent encore découverts au-delà de l’année 1930 lors des travaux de remise en culture de l’ancien champ de bataille furent également inhumés dans les deux cimetières militaires d’Azannes.
Les soldats reposant ici appartenaient à des unités dont les garnisons se trouvaient en Bavière, Hesse, Saxe, Brandebourg, Prusse orientale, Mecklembourg, Posen et Schleswig‑Holstein.
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Le cimetière Azannes II
Il regroupe les corps de 4 750 allemands. Ce cimetière a été créé en Mars 1916. Azannes est alors dans l’arrière front allemand.
Texte traduit depuis le site du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge
Le cimetière militaire allemand Azannes II fut aménagé par les troupes allemandes au début de la bataille de Verdun, au début du mois de mars 1916, lorsque, après les premiers succès de l’offensive allemande, le front s’était déplacé de quelques kilomètres vers le sud.
À cette époque, les unités sanitaires avancèrent également et installèrent à Azannes plusieurs lazarets et postes de secours principaux, dont l’un dans un petit bois situé au‑dessus du cimetière actuel. Ce poste soigna, rien que du 7 au 27 avril 1916, près de 3 500 blessés. Ceux qui succombèrent à leurs graves blessures furent les premiers à trouver leur dernière demeure sur le terrain du cimetière.
Lorsque la guerre prit fin en novembre 1918, on comptait environ 800 tombes.
Après la guerre, les autorités militaires françaises agrandirent considérablement le cimetière en y transférant des soldats tombés que l’on retrouvait encore par centaines lors des travaux de nettoyage et de remise en culture du champ de bataille abandonné, à partir de 1920. Même de nos jours, des restes humains sont encore découverts lors de travaux de construction ou d’exploitation forestière.
Les soldats alors transférés provenaient de presque tous les points névralgiques de la bataille : Samogneux, Thiaumont, Vaux, Romagne‑sous‑les‑Côtes, Fleury, Douaumont, Beaumont, “Toter Mann”, cote 304, Avocourt, en tout de 145 communes ou sections de communes.
Les soldats reposant à Azannes II (le cimetière Azannes I se trouve immédiatement à la limite ouest du village) appartenaient à des unités dont les garnisons se trouvaient en Bavière, Hesse, Saxe, Thuringe, ainsi que dans presque toutes les provinces prussiennes de l’époque.
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