Le cimetière militaire allemand de Bouillonville

Situé à proximité de Thiaucourt, ce cimetière compte 1 383 sépultures (23 inconnus) de soldats tombés entre Saint-Mihiel et Verdun, mais aussi au Bois le Prêtre et dans le secteur de Pont-à-Mousson. Il s’agit d’une nécropole sur deux étages, dont les tombes sont disposées de façon à embrasser l’espace. Des pierres tombales d’origine sont alignées sur un des cotés du cimetière, témoin de l’art funéraire déployé lors des années de conflit.

Cliquez sur les images pour les agrandir

Le monument central, très bien conservé, rends hommage à Dieu, au Roi et à la Patrie.
Ce cimetière a été créé dès septembre 1914 par les troupes allemandes. Comme tous les cimetières allemands du premier conflit mondial, il est entretenu par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge.

Cliquez sur les images pour les agrandir

Texte traduit depuis le site du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge

Le cimetière militaire allemand de Bouillonville fut aménagé en septembre 1914 par la propre troupe. Il accueillit les morts qui avaient perdu la vie lors des combats pour la possession des hauteurs de la Meuse entre St. Mihiel et Verdun. D’autres pertes élevées furent causées par la guerre de positions permanente, avec les tentatives des deux côtés d’atteindre une position plus favorable face à l’ennemi. De nombreux grièvement blessés provenant du secteur St. Mihiel – Priesterwald – Pont‑à‑Mousson furent également soignés dans les lazarets de Bouillonville et des environs – beaucoup succombèrent ici à leurs blessures. La troupe relevée emmena aussi des morts vers l’arrière, afin de les inhumer hors de la zone de feu dans un cimetière.

Les services de l’arrière agrandirent largement le cimetière déjà pendant la guerre. Ainsi furent alors aménagées les terrasses, les escaliers correspondants et les murs en pierre naturelle, ainsi que plantés de nombreux arbres et érigé un monument.

Après la fin de la guerre, les autorités militaires françaises ne transférèrent encore que dix morts allemands provenant d’un lieu voisin. Parmi ceux qui reposent ici aujourd’hui, une grande partie appartenait à des unités bavaroises, le reste à des unités dont les garnisons d’origine se trouvaient en Wurtemberg, Hesse, Westphalie, Prusse occidentale, Silésie, Hanovre, Brandebourg, Mecklembourg, Saxe, Bade, Lorraine ainsi qu’en Alsace et dans le Rhin.

Laisser un commentaire