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Ce cimetière a été créé le 14 janvier 1915 par les hommes du détachement Von Strantz. Il regroupe 865 soldats Allemands et 825 soldats ou civils de différentes nationalités, principalement française, 8 soldats Austro-Hongrois, 107 déportés du travail Belge, du Canton de Gramont. Les croix blanches ont été installées en 1979 en remplacement des croix de bois originelles. De même, les corps de nationalité autre qu’allemande ont été rassemblés dans une fosse commune devant le monument.
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Au centre du cimetière se trouve un monument en l’honneur de l’Empereur, portant différentes inscriptions. Il est érigé sur un socle en pierre de Jaumont. Deux colonnes portent une croix de fer. Au centre ces colonnes se trouve une croix de la victoire.
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Au fond du cimetière se trouvent 25 tombes privées, unitaire ou comportant jusqu’à 12 noms. Elles ont été placées à cet endroit en 1966 et se trouvaient à l’origine au centre du cimetière.
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Texte traduit depuis le site du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge
Le cimetière militaire allemand de Labry fut aménagé en janvier 1915 par les troupes allemandes elles‑mêmes. Le nœud ferroviaire de Labry, associé à Conflans et Jarny, constituait alors le principal centre de ravitaillement pour le front de Verdun et abritait en même temps plusieurs hôpitaux militaires, dont un hôpital pour maladies infectieuses.
Les soldats décédés ici, ainsi que les victimes d’accidents et les malades du service des étapes, furent enterrés dans ce cimetière.
Comme de nombreux prisonniers de guerre de diverses nationalités étaient employés dans cette région pour des travaux à l’arrière — notamment dans la construction de routes et l’exploitation minière — on trouvait à l’origine, aux côtés des morts allemands, 54 Belges, 92 Roumains, 133 Russes et 53 Français.
En 1972, l’administration militaire française fit transférer ces dépouilles vers des cimetières nationaux.
Dans les années suivantes, des soldats allemands dont les restes avaient été retrouvés lors de travaux sur les anciens champs de bataille de Verdun furent également inhumés ici.
Les morts de l’armée austro‑hongroise appartenaient à la 35ᵉ division d’infanterie k.u.k., envoyée — avec trois autres divisions — à l’été 1918 en renfort sur le front occidental pour soutenir l’allié allemand.
Cette division avait son cantonnement de paix en Transylvanie (aujourd’hui en Roumanie). Les troupes étaient majoritairement de nationalité roumaine, mêlées à des Allemands (Saxons de Transylvanie) et des Magyars.
Le 12 septembre 1918, lorsque les Alliés — Américains et Français — attaquèrent le saillant de Saint‑Mihiel, la 35ᵉ division austro‑hongroise perdit 99 officiers et 3 200 hommes, tués, blessés ou faits prisonniers, dont de nombreuses victimes de gaz toxiques.
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