La nécropole nationale de Metz Chambière

Texte du premier paragraphe tiré des panneaux explicatifs sur place

Créée en 1870, la nécropole de Metz-Chambière regroupe, en raison de son histoire, les sépultures de 13 015 militaires et civils de toutes nationalités. Français, Allemands, Belges, Britanniques, Belges, Canadiens, Italiens, Russes, Roumains, Portugais, Indochinois et soldats issus de l’Empire reposent en ce lieu symbolique de la mémoire des conflits contemporains. Rassemblant les restes mortels des blessés soignés dans l’un des hôpitaux militaires ou inhumés dans l’un des nombreux cimetières militaires provisoires de la région, ce site s’articule autour de trois sections : l’une dédiée aux sépultures de 1870 ; une autre à la guerre 1914-1918, une dernière à la guerre 1939-1945.
Témoin de cette histoire et de l’annexion de la Lorraine au Reichland, ce site reflète la manière dont les autorités civiles et militaires ont appréhendé le traitement des corps des soldats décédés sur le champ de bataille ou des suites de leurs blessures.

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Une vitrine du patrimoine funéraire militaire

La nécropole de Metz Chambière est exceptionnelle de par la richesse des stèles que l’on peut y voir. On y distingue une soixantaine de stèles de types différents, allant de 1870 à nos jours, dont une cinquantaine uniquement pour le premier conflit mondial. Y figure également le monument commémoratif du général Razout, ayant secondé Napoléon Bonaparte lors du coup d’état du 18 Brumaire.

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Une chapelle baroque est également visible dès l’entrée du cimetière. Elle a été construite dès la fin du XIXe siècle par les Allemands. Elle sert durant la Grande Guerre de morgue.

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Le carré de la guerre de 1870-1871

Autour du monument des dames de Metz, érigé en l’honneur des 300 femmes qui se dévouèrent auprès des malades et blessés lors du siège de Metz, dont certaines moururent de maladie ou d’infection, se trouvent 7 ossuaires regroupant les corps de 6 270 combattants décédés dans les hôpitaux militaires de la région, Notamment après les batailles de Borny, Rezonville et Gravelotte (14, 16 et 18 août 1870). Autour se trouvent 177 tombes individuelles, principalement d’officiers. Un monument reprend d’ailleurs le nom des officiers inhumés.

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En 1871, les Allemands aménagent le cimetière de l’hôpital militaire pour devenir un cimetière de garnison. Pendant l’annexion, 283 Allemands, dont 4 généraux, y sont inhumés.

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Le carré de la Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, Metz est l’une des plus puissantes place-fortes allemande. La ville et sa région comptent alors 36 hôpitaux, dédiés aux soins des blessés dont certains donc décédé et seront enterrés au cimetière de garnison. Après-guerre, Les corps de soldats inhumés dans les cimetières provisoires de la région et de prisonniers décédés en captivité seront transférés à la nécropole de Metz. Y reposent désormais 1 280 Russes dont 16 en ossuaire, 476 Français, 89 Italiens, 78 Britanniques, 15 Belges, deux Canadiens et un Portugais.

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Le carré français rassemble les corps de 476 soldats prisonniers ou de blessés ramassés sur les champs de bataille de Morhange (août-décembre 1914), d’Argonne (mars-juillet 1915), de Saint-Mihiel, et Bois-le-Prêtre.

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1 280 russes, décédés en grande majorité dans les hôpitaux de Montigny durant les hivers 1915-1916 et 1916-1917, y sont enterrés. Les autres proviennent des cimetières d’Hagondange, Creutzwald, Freyming, Vanerville et Louvigny. C’est le plus grand cimetière de prisonniers russes du front. Tous étaient prisonniers de guerre.

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Le carré militaire italien est inauguré le 29 mai 1927 en présence du général français Hirschauer. Il regroupe les corps de 89 soldats et officiers du IIe Corps d’Armée italien engagés en mai 1918 sur le front de la Marne.

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Le carré allemand comporte 2053 tombes. On y retrouves des stèles d’origine. En 1966, des corps furent rapatriés des cimetières extérieurs à la ville et la croix centrale fut érigée.

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Le carré britannique regroupe 78 corps, dont 7 prisonniers inhumés initialement à Labry et Jarny dont les tombes ont disparues.

Le carré de la Seconde Guerre mondiale

741 personnes décédées au cours de la Seconde Guerre mondiale y sont inhumées, dont 188 prisonniers soviétiques et 30 Britanniques.

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Après la Seconde Guerre mondiale, les prisonniers soviétiques des camps de Forbach et Woippy y sont transférés. Retrouvés en 1963-1965 dans des charniers, ils reposent aujourd’hui en ossuaire.

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Le général Jean Marcel Guitry, gouverneur militaire de Metz de 1934 à 1936 et commandant la 10e région militaire (Rennes) en juin 1940, est enterré à Chambière, à proximité de la chapelle. Fait prisonnier, il est interné en Allemagne où il décède de maladie en 1941.

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