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Créée en 1920, cette petite nécropole regroupe les corps de 416 français tombés lors de la première bataille de la Woëvre, dont 66 en tombe individuelles.
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Texte tiré des panneaux explicatifs sur place
Les combats de Lironville, 20-23 septembre 1914
Tenue en échec devant la trouée de charme et le Grand couronné de Nancy, la VIe armée lance un nouvel assaut le 19 septembre 1914 contre les positions françaises. Chaque tentative ne peut aboutir. Les deux secteurs de Bois le Prêtre et de Mort-Mare sont des plus disputés par chacun des belligérants car ces positions permettent de contrôler les axes routiers et les lignes de chemin de fer ouvrant la route de Verdun.
Dès le 19 septembre, une importante concentration de troupes ennemies est signalée dans la vallée du Rieupt-de-Mad. Les hommes de la 73e division d’infanterie s’apprêtent à interdire l’accès de la rive droite de la Moselle au nord de Toul. Mais au lieu de renforcer ses positions, le général Lebocq prend l’initiative de passer à l’attaque. Le 20, la Brigade mixte se déploie devant Mamey. Aussitôt, les fantassins sont pris sous le feu de l’artillerie ennemie, en particulier dans les bois de l’Auberge St-Pierre et la Forêt de Puvenelle. Malgré leurs efforts, les Français ne peuvent empêcher la prise de Mamey et de Lironville. Les Allemands organisent ces nouvelles positions contre lesquelles les Français lancent de multiples assauts. Au cours d’une seule journée, près de 5 000 Français disparaissent au cours de ces combats.
Dans la nuit du 24 au 25 septembre, en prévision d’une offensive sur Saint-Mihiel, les Badois du XIIIe corps abandonnent Mamey, Limey et Lironville. Les ruines de Lironville et de Mamey sont investies par les 167e, 169e et 367e régiments d’infanterie. Provisoirement, la menace allemande se desserre sur Verdun mais l’ennemi contrôle encore la vallée de l’Aire, coupant la voie ferrée Verdun-Commercy.
Une nécropole typique du début de la guerre
Renfermant les restes mortels de combattants français, la nécropole de Lironville est caractéristique des cimetières militaires du début de la Première Guerre mondiale, et du traitement des corps des soldats défunts. En effet, à cette époque, les officiers sont généralement enterrés en tombes individuelles, alors que les hommes de troupe sont inhumés en fosse collective. Ce principe subsiste jusqu’en 1915, mais le recours aux tombes individuelles se généralise pour tous les combattants. La loi du 29 décembre 1915 accorde aux soldats morts pour la France le droit à être inhumé en sépulture individuelle.
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