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Ce cimetière de garnison, initialement créé en 1893, est devenu le premier cimetière militaire allemand de la Grande Guerre. Dès le 7 aout 1914, des soldats tombés dans des opérations de reconnaissance y sont inhumés.
Après la bataille de Morhange (19‑20 août 1914), l’administration militaire allemande autorise l’inhumation en tombes individuelles de 275 infirmières et civils allemands, ainsi que de 183 soldats français morts dans les hôpitaux de Morhange (dont 27 inconnus). À partir de 1917, 169 soldats supplémentaires y sont inhumés, parmi lesquels des membres du Commonwealth, ainsi que des prisonniers russes et italiens.
Le cimetière réunit alors 803 tombes individuelles, auxquelles s’ajoutent des fosses communes établies pour faire face aux épidémies de typhus et de grippe : 5 françaises et 15 allemandes, renfermant respectivement 38 Français et 1 242 Allemands.
En 1918, on y dénombre au total 2 042 corps (hors cimetière de garnison). Le lieu demeure soigneusement entretenu tout au long du conflit.
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Les tombes du cimetière de garnison
Après guerre, les autorités françaises désignent l’Hellenwald comme cimetière de regroupement des corps allemands situés dans 51 communes des alentours, dont Vergaville, Riche, Dieuze, Lidrezing, Bréhain, Viviers et Loudrefing. Les corps des soldats français, des prisonniers italiens et russes sont déplacés à la nécropole de Riche et ceux des prisonniers du Commonwealth à Sarralbe.
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