Le bois de la Gruerie

Les combats d’Argonne, 1915-1918

Situé entre la Champagne et Verdun, l’Argonne constitue un verrou entre deux zones majeures des combats de la Grande Guerre. Pour autant, malgré un couvert végétal dense et un relief escarpé, ce massif forestier est, dès l’automne 1914, des plus disputés. Le bois de la Gruerie est alors sur la ligne de front et fait, sans cesse, l’objet d’affrontements entre les troupes françaises et allemandes. À ce titre, ce bois reste dans la mémoire des Poilus comme le « bois de la tuerie ».
Employant des moyens adaptés comme l’artillerie à tir courbe et des obus chimiques, la forêt d’Argonne est progressivement détruite alors que nombre de ses défenseurs disparaissent. Avec la bataille de Verdun en 1916, ce front perd en intensité même si la guerre de mines persiste, modifiant à jamais le paysage.

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En septembre 1918, les troupes américaines du général Pershing et la 2e armée française du général Hirschauer, se voient confier la tâche de nettoyer la forêt et de poursuivre les Allemands vers la Meuse. L’importante avancée française en octobre et les renforts américains toujours plus nombreux permettent d’intensifier les opérations. Malgré d’ultimes combats, l’armée allemande lâche pied et se retire sur la rive droite de la Meuse où elle se heurte au 17e corps d’armée français. Les buttes de Vauquois et de Montfaucon sont ainsi libérées. Quelques jours plus tard l’armistice du 11 novembre est signé.

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