Le cimetière militaire allemand de Sainte-Marie-aux-Mines

Texte traduit depuis le site du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge

Dans ce cimetière reposent 1 036 soldats allemands de la Première Guerre mondiale et 136 de la Seconde Guerre mondiale. La troupe allemande l’a aménagé en décembre 1916, après que la commune eut mis le terrain à disposition. Dès la guerre, on y transféra des soldats tombés lors des combats autour du col de Sainte‑Marie (Marie-Pass).
Les premiers morts furent ceux des combats pour la crête des Vosges, où passait alors la frontière du Reich, durant les premiers jours du conflit – lorsque les troupes françaises, à la mi‑août 1914, pénétrèrent dans la vallée du Rhin par cet itinéraire détourné, faisant de Sainte‑Marie‑aux‑Mines une zone de combat immédiate.
La majorité des soldats qui reposent aujourd’hui dans ce cimetière sont tombés lors de la contre‑offensive allemande du 20 au 23 août 1914 et lors des combats défensifs de 1915. Environ un tiers mourut entre 1915 et la fin de la guerre en 1918, dans la guerre de positions ou des suites de leurs blessures. Après la guerre, les autorités militaires françaises agrandirent le cimetière en y transférant d’autres morts provenant de neuf communes environnantes.

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Les soldats de la Seconde Guerre mondiale enterrés ici sont morts lorsqu’ils tentèrent, en vain, durant l’hiver 1944/45, de défendre la crête des Vosges et le col dominant Sainte‑Marie‑aux‑Mines contre les forces américaines.

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Sur les 1 036 morts, 671 reposent dans des tombes individuelles. Un soldat reste sans nom. Dans la fosse commune contenant 365 morts, 225 demeurent inconnus. La tombe d’un soldat juif reçut, pour des raisons religieuses, une stèle en pierre naturelle au lieu d’une croix. Les soldats enterrés ici appartenaient à des unités dont les garnisons se trouvaient en Bavière, Hesse, Thuringe, Brandebourg et dans le Rhin.

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Au centre du cimetière se trouve, dans une parcelle privée, la tombe du colonel Maurice Fitz James de Berwick, décédé le 12 avril 1835. Il appartenait à la Garde impériale de Russie et mourut au domicile de son beau‑père, M. de Roguier, conseiller municipal à la cour royale de Nancy. C’est sur sa propriété que le colonel fut enterré. En 1916, le cimetière militaire de Sainte‑Marie‑aux‑Mines fut établi sur ce terrain.

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Les premiers travaux d’entretien du cimetière furent assurés par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V. à partir de 1926, en vertu d’un accord avec les autorités militaires françaises. Le monument datant de la guerre et les plantations étaient fortement dégradés. Le problème d’un marquage durable des tombes resta cependant sans solution – d’abord faute de devises, puis en raison de la Seconde Guerre mondiale.

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Après la conclusion de l’accord franco‑allemand sur les sépultures militaires du 19 juillet 1966, le Volksbund – soutenu financièrement par le gouvernement fédéral – entreprit l’aménagement définitif des cimetières militaires allemands en France. Des jeunes avaient déjà réalisé bénévolement des travaux préparatoires de jardinage à Sainte‑Marie‑aux‑Mines. Le terrain, avec ses arbres et ses arbustes, fut entièrement remis en état, et le monument restauré.
Des soldats de la Bundeswehr régulèrent bénévolement le cours du ruisseau traversant le site. En 1980, le Volksbund remplaça les marques provisoires en bois par des croix métalliques portant des noms et des dates moulés. Des jeunes installèrent pour cela des fondations en béton de 35 kilos, livrées par la Bundeswehr.

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