Hommage de la ville de Nancy au Colonel Driant

Toutes les photos d’époque, sauf indication contraire, proviennent du site La Contemporaine et ont été recadrées par souci de lisibilité

Le Colonel Driant, député de Nancy, tombe au Bois des Caures au début de l’offensive allemande sur Verdun. Le Conseil Municipal lui rend un vibrant hommage, qui sera envoyé à sa veuve, dont la réponse est également transcrite ci-dessous.
Ces documents sont consultables aux Archives Municipales de la Ville de Nancy, carton 4 H 461

Hommage à la mémoire du Colonel Driant, séance du Conseil Municipal du 12 avril 1916.

Messieurs,
C’est avec une très grande émotion que nous avons appris la mort du Lieutenant-Colonel Driant, tombé le 22 février, au Bois des Caures. Aux témoignages d’unanime regret qui ont accueilli cette nouvelle, maintenant trop certaine, la Municipalité de Nancy tient à associer les siens.
Depuis 1910, M.Driant représentait à la Chambre des Députés la 3° circonscription de Nancy. Par sa valeur personnelle, par son patriotisme, par son dévouement aux intérêts supérieurs de la défense nationale, il l’a représentée dignement, non seulement au Parlement, mais devant le Pays ; cette vie si bien remplie a été couronnée par une mort glorieuse. Nul de nous ne saurait l’oublier.
L’union sacrée dont tous les Nancéiens se sont fait un devoir dès le premier jour des hostilités, n’est plus, ne doit pas être un simple sursis à toute dissension de parti ; elle nous incite, en chaque circonstance grave, à nous unir dans un grand élan des cœurs. Je suis donc convaincu, Messieurs, d’exprimer votre sentiment à tous en saluant très respectueusement, au nom de la Ville entière, la mémoire du Lieutenant-Colonel Driant.

Bois des Caures. Le lieutenant-colonel Driant, 18-01-1916 - VAL 183/044
Bois des Caures. Le lieutenant-colonel Driant, 18-01-1916 – VAL 183/044

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Réponse de la veuve du Colonel Driant

Monsieur le Maire,
L’hommage adressé à la mémoire de mon mari par le Conseil Municipal de Nancy a été droit à mon cœur et c’est avec une réelle émotion que je vous en remercie.
Le Colonel aimait la Lorraine et particulièrement Nancy d’une affection profonde et me disait souvent : il me semble que je suis né et que j’ai toujours vécu ici tellement sont solides les liens qui m’attachent à cette chère Terre Lorraine.
Je vous prie Monsieur le Maire de partager avec tous les membres du Conseil Municipal l’expression de mes sentiments les plus distingués et de croire en ma gratitude.
Marielle Driant

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Le monument du Bois de Bourlon

Site accessible librement

Témoin de combats violents en novembre et décembre 1917, la butte de Bourlon sera de nouveau le théâtre d’affrontements lors de l’offensive des Cent Jours du 8 août au 11 novembre 1918.
Le corps canadien y perdra 47 400 hommes face aux Allemands qui opposeront une vive résistance jusqu’à Mons, où s’achèvera la progression dans la nuit du 10 au 11 novembre 1918.

Le 27 septembre 1918, trois divisions franchissent le canal inachevé vers Moeuvres et Inchy-en-Artois. Marquion, Fontaine-Notre-Dame et Bourlon seront repris aux termes de violents affrontements qui causeront 20 000 pertes côté canadien. Ce site sera par conséquent le second plus important après la crête de Vimy.

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Ce monument commémore les batailles du Canal du Nord et de Cambrai, la capture de Valenciennes et de Mons et la marche vers le Rhin. Il est érigé sur un terrain cédé par le compte de Francqueville, ancien maire de Bourlon.

Extrait d’un panneau explicatif sur place : « Le 27 septembre, une offensive fut menée contre Cambrai et Valenciennes par la Première armée britannique (dont faisait partie le Corps canadien) et la Troisième armée britannique. Le Corps canadien (les quatre divisions canadiennes et une division britannique) constituait le flanc droit de la Première armée et il devait prendre le bois de Bourlon afin de protéger le flanc de la Troisième armée, juste au sud, ainsi que les flancs de la Quatrième armée britannique et de la Première armée française un peu plus loin au sud. Mais pour cela, il fallait d’abord franchir le canal du Nord. Ce canal était un obstacle de taille. Le Général Sir Arthur Currie proposa alors un plan audacieux : traverser le canal, alors inachevé, entre Sains-lez-Marquion et Mœuvres puisque cette partie était encore à sec. Il fallait cependant déplacer d’environ 2 350 m vers le sud la limite entre la Première armée et la Troisième armée, ce qui entrainait une concentration de troupes sur un front étroit et très exposé.
Le 26 septembre à minuit, les Canadiens étaient en position face à la partie à sec du canal, serrés les uns contre les autres pour se réchauffer un peu et, pour la plupart, sans abri. La nuit s’écoula sans aucun signe de contre-attaque imminente par l’ennemi. À l’aube, l’artillerie canadienne ouvrit le tir, et les premières vagues dhommes eurent le temps de traverser le canal et de se déployer sur l’autre rive avant que l’ennemi ne réagisse. Les vagues suivantes subirent toutefois de lourdes pertes sous les bombardements allemands qui suivirent. Les résultats de cette offensive justifièrent le risque qu’avait pris Currie. En effet, il a pris le canal avec relativement peu de pertes ; mais surtout, il a conquis le bois de Bourlon, objectif essentiel de l’offensive.
« 

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Le Monument des Nations de Flesquières

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Ce monument a été érigé en hommage aux hommes des nations ayant combattu dans le Cambresis pendant la guerre.
Les allées représentent l’Union Jack, et se dirigent vers les hauts lieux du champs de bataille. Le béton brut au centre représente la ligne Hindenburg, recouvert par les empreintes de chenille d’un tank et les pas de l’infanterie en direction de Cambrai, symbolisant le franchissement des lignes allemandes lors de la bataille de Cambrai.

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A proximité, adossée au mur du chateau, se trouve une tour d’observation construite par les allemands lors de l’occupation de la ville. Un cartouche orne l’entrée, désormais condamnée.

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Le Lange Max de Hampont

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Situé à 7 km au nord-est de Château-Salins, dans le bois Lecomte, malheureusement à l’abandon aujourd’hui, ce site est celui d’où, du premier janvier 1916 au 16 février 1917, le Lange Max tira 18 fois sur la ville de Nancy. Le traumatisme a été important, comme en témoignent les écrits de cette époque, 28 personnes seront tuées et 74 blessées lors de ces tirs.

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Le canon sera finalement repéré et détruit par l’artillerie française, malgré les précautions prises (camouflage des tirs par un rideau de fumée, voie ferrée factice)

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Ce canon d’un calibre de 38 cm et d’un poids de 260 tonnes, similaire à ceux de Duzey ou de Koekelaere, tirait sur Nancy, située à 30 km. Il était servi par 180 marins.
A l’origine prévus pour équiper un cuirassé allemand resté inachevé, les Lange Max ce sont des canons de Marine bénéficiant d’une très longue portée. Leur installation nécessite cependant la création d’une plateforme spécifique reproduisant la configuration du navire pour lesquels ils étaient prévus. Le tube du canon est aménagé sur une poutre-affût mécanique, fixée sur un pivot. Ce dispositif permet l’orientation latérale et en hauteur de la pièce.
Les manœuvres sont réduites au maximum : la culasse de la pièce pèse en effet plus de 2 tonnes, et l’obus 750 kilos. Le tube pèse quant à lui 220 tonnes, et la charge de poudre est de 120 kilos pour un tir à 25 km, 183 kilos pour un tir à 35 km.

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Le site se compose d’un encuvement de 400 m3 supportant l’affut, de deux magasins à munitions, d’un abri pour le personnel. Un monte-charge permettait de remonter les munitions vers le canon, afin de l’approvisionner.

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Le matériel était acheminé par voie ferrée, le tracé est toujours visible en forêt. On remarque également les traces des tirs de contrebatterie dirigés vers le canon.

Découvrez le Lange Max d’Hampont sur le site inventaires-ferroviaires.fr

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La batterie 6-3 de Damloup

Site dangereux, visite intérieure interdite au public !

Également appelée PC Montagne, il s’agit d’une batterie bétonnée modèle 1907, construite en 1913. Elle se situe entre le Fort de Vaux et l’ouvrage de La Laufée.

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Prévue pour 4 pièces de 120 longs sur affût de siège et place, elle comporte 4 plateformes de tir, 2 abris à l’épreuve d’une capacité de 20 places, 2 magasins à l’épreuve pour les munitions.

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Désarmée fin 1915, elle sera utilisée comme abri par les troupes du secteur durant la bataille de Verdun, et subira les bombardements.

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Sivry-sur-Meuse

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Le monument du Königlich Sächsischen Ersatz-Feldartillerie-Regiments 47

Sivry-sur-Meuse était un village de garnison de l’armée allemande durant toute la durée du conflit. on y trouvait, à partir du 1er octobre 1914, l’hôpital de campagne de réserve 25, d’une capacité de 200 lits. Le 23 avril 1916, il est remplacé par l’hôpital de campagne de réserve 35.

Comme à proximité de tout hôpital de campagne à cette période, un cimetière va être établi à proximité de l’hôpital. Si les tombes sont déplacées, d’après le site Verdun 14-18, en 1943 vers le cimetière de Consenvoye, le monument à la mémoire du Königlich Sächsischen Ersatz-Feldartillerie-Regiments 47, déplacé du Syrie-Lager de Rouvres en 1928, est toujours en place, adossé au mur du cimetière civil. Il a été restauré en 2012 dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale.

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L’aérodrome d’Oswald Boelcke

En 1916, l’as allemand Oswald Boelcke a résidé à Sivry. Il obtient l’autorisation de créer un petit terrain d’aviation entre la Meuse et le canal. De ce terrain, il pouvait rapidement atteindre le champs de bataille de Verdun ou de Champagne.
Il ne faut cependant pas s’attendre à des constructions imposantes ou bétonnées. Les hangars à avion étaient des toiles de tentes, les pilotes résidaient dans le village.

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Emplacement terrain aviation Boelcke Sivry sur Meuse

Le monument de Sainte Geneviève

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Cette butte, culminant à une hauteur de 380m, a été le théâtre de violents affrontements entre le XVIe corps de réserve allemand, de Metz, et la 59e division de réserve française, du 22 août au 7 septembre 1914.

Un monument commémoratif est érigé sur cette butte, a proximité d’une croix rappelant la victoire de Jovin sur les Germains en l’an 366.

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Ornes, village détruit

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Situé proche de la zone des combats dès le début de la guerre, Ornes fait partie des villages détruits de la zone de Verdun. Si l’ordre d’évacuer le village est donné dès le 25 août 1914, tous les habitants ne partent pas, malgré les bombardements et les patrouilles allemandes. En septembre 1914, deux enfants sont tués par des éclats d’obus. En octobre 1914 une partie des villageois sur le départ sont capturés et faits prisonniers par les Allemands…
En 1915 et jusque février 1916, les troupes françaises tiennent le village où sont positionnées des unités, en 2ème ligne face au front, lors du déclenchement de la grande offensive allemande.
Mais du 21 au 24 février, la poussée allemande est si forte que le village d’Ornes est pris par leurs fantassins le 24 février 1916, après de violents bombardements mettant à bas l’ensemble des habitations et bâtisses du village. Il ne sera repris par nos poilus que le 23 août 1917.

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Aujourd’hui, il ne subsiste du village que les ruines de l’ancienne église. Une chapelle érigée en 1932 est également visible sur place.

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