Le fort de Vaux

Fort de Vaux

Site accessible au public lors des périodes d’ouverture

Toutes les photos d’époque proviennent du site La Contemporaine et ont été recadrées par souci de lisibilité

Construit de 1881 à 1884, le fort de Vaux est l’un des symboles de la bataille de Verdun, par la résistance héroïque de ses défenseurs face aux assauts allemands du 2 au 7 juin 1916, que je résumerai très brièvement.

Photos de l’entrée du fort en 1916-1917

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Assiégés depuis mars, les hommes du commandant Raynal vont livrer une lutte acharnée contre les assaillants, défendant mètre par mètre la galerie d’accès au coffre double, qui avait été éventré par les bombardements, permettant à l’ennemi de s’infiltrer dans l’ouvrage.

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La tourelle de 75 n’a pu participer à la défense du fort, ayant été détruite le 28 février par l’explosion des charges placées pour la neutraliser. En effet, le 24 février 1916, ordre avait été donné par le commandant de la région fortifiée de Verdun de détruire les forts de la rive droite de la Meuse pour éviter leur prise par les Allemands. Ajoutons à cela que les casemates de Bourges ont été désarmées fin 1915 en vertu du décret du 5 août 1915. Ainsi, seuls restent deux canons de 12 culasse et deux canons revolver pour protéger les fossés, et cinq mitrailleuses placées dans les casemates et les communications menant aux coffres.

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Ce peu de moyens renforce encore l’héroïsme des défenseurs. Les évènements auraient sans aucun doute pu être différents si les casemates de Bourges avaient encore eu leurs canons et munitions.

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Finalement, ce sera la soif qui aura raison de ces héroïques défenseurs. Les citernes en béton s’étant fissurées sous la violence des bombardements, se sont entièrement vidées. Ces derniers ont eu lieu à partir du 18 février 1915, avec 12 obus tirés par une pièce de 420. Ajoutons que le fort est surpeuplé, des hommes ayant trouvé refuge dans le fort pour s’abriter des bombardements et consommant l’eau restante, déjà en quantité insuffisante pour la garnison normale. Le fort ne sera repris par les troupes françaises que le 3 novembre 1916. Il sera remis en état et renforcé, et subira d’importants bombardements, mais ne sera plus attaqué par l’infanterie adverse. Une casemate Pamard sera notamment construite dans l’encuvement de la tourelle de 75 en 1917.

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Concernant l’aspect matériel, le fort est situé au nord de la place de Verdun, à un emplacement lui permettant de couvrir les intervalles entre les forts de Douaumont, de Tavannes et l’ouvrage de la Laufée. Il couvre également la voie ferrée venant de Metz et la route vers Étain.

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A l’origine construit en maçonnerie, il sera modernisé en 1888 par l’ajout de béton spécial sur le casernement et certaines galeries. De 1904 à 1906, les trois caponnières, situées dans le mur d’escarpe (faisant face à l’ennemi) sont remplacées par des coffres de contrescarpe (dos à l’ennemi). Cette mesure permet d’éviter les brèches en cas de frappe d’obus sur les façades des caponnières. Deux casemates de Bourges, une tourelle de 75 et trois observatoires cuirassés seront également construits à cette période.

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A noter à proximité du fort, le dépôt 4686 ou « Petit dépôt », dont il ne reste aujourd’hui qu’un vague relief en pleine forêt, mais qui à l’époque était un petit centre logistique desservi par a même voie ferrée que le fort.

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Durant l’entre-deux guerres, il sera également renforcé : les casemates de Bourges seront complètement réparées et les galeries de 17 renforcées avec du béton.

Aujourd’hui, le site est visitable et entretenu.

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